Les études pharmaceutiques mènent au diplôme d'État de docteur en pharmacie, en UFR de sciences pharmaceutiques. Elles durent six ans pour l'officine ou l'industrie (cycle court) et neuf ans pour l'internat (cycle long). Le DEUST de préparateur en pharmacie, à Bac+2, offre une voie distincte vers la pharmacie. Pour approfondir : Reprendre ses études : démarches après une interruption.
À la fin de la 4e année, un étudiant en pharmacie doit déjà choisir entre l'officine, l'industrie et l'internat, alors qu'il n'a souvent croisé qu'un seul de ces univers en stage. Cette décision oriente trois à cinq années de formation. Lycéen, étudiant en réorientation ou adulte en reconversion, vous trouverez ici les étapes, les alternatives au doctorat et les évolutions à surveiller pour 2026.
Quelles études faut-il faire pour devenir pharmacien ?
Pour devenir pharmacien, il faut décrocher le diplôme d'État de docteur en pharmacie, qui se prépare entre Bac+6 et Bac+9 selon la filière. Tout se passe à l'université, dans une UFR de sciences pharmaceutiques. Ce diplôme date de 1897 : auparavant, le titre de pharmacien s'obtenait par un doctorat d'université délivré en 8 ans. Le parcours actuel est donc une longue construction, mais son architecture reste lisible. Pour approfondir : Étudier à 40 ans : parcours, temps et financement.
Le point clé tient en une distinction. Le cycle court dure six ans au total et mène à l'officine ou à l'industrie. Le cycle long, réservé à l'internat, atteint neuf ans. Le choix se fait en cours de route, pas au lycée : vous n'avez pas à trancher avant plusieurs années de formation commune.
Une erreur revient souvent : croire que travailler en pharmacie exige toujours ce doctorat. Le DEUST de préparateur ou technicien en pharmacie, en Bac+2, est une voie distincte, avec ses propres débouchés. Elle ne donne pas le titre de pharmacien, mais elle ouvre un métier réel, que la dernière section détaille.
Entrer en pharmacie par le PASS ou la L. AS
Le cursus commence, comme pour la médecine, la maïeutique, l'odontologie et la kinésithérapie, par une première année de Licence Accès Santé. Deux portes existent : le PASS, centré sur la santé, ou une L. AS, licence dans une autre discipline avec une option santé. Les modalités varient d'une université à l'autre : capacités d'accueil, épreuves, options. Consultez le site de la faculté visée et celui de l'Onisep avant de formuler vos vœux sur Parcoursup, plutôt que de vous fier à des chiffres de forums.
Le cursus année par année, de la 2e année au diplôme
Après la première année d'accès santé, deux années de formation générale (DFGSP 2 et 3) posent les bases : chimie, biologie, pharmacologie, sciences du médicament. Elles débouchent sur le diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques, niveau licence. Viennent ensuite deux années de formation approfondie (DFASP 1 et 2), plus proches des métiers.
La 4e année est la charnière. Le premier semestre reste un tronc commun ; l'orientation commence ensuite, avec des enseignements et des stages qui préparent à l'officine, à l'industrie ou à l'internat. C'est là que les stages prennent leur vrai poids : ils servent autant à apprendre qu'à vérifier ce qui vous convient.
Le cycle court se termine par une 6e année, orientée officine ou industrie-recherche, avec un stage long et la thèse d'exercice. Chaque faculté organise ce calendrier à sa manière ; la page cursus de la faculté de pharmacie de l'Université Paris-Saclay donne un exemple concret de découpage. Gardez une nuance en tête : les maquettes évoluent, et celle qu'a suivie un aîné n'est pas forcément la vôtre.
Officine, industrie ou internat : comment arbitrer en 4e année
Trois filières s'ouvrent en fin de 4e année : officine et industrie en cycle court (six ans au total), internat en cycle long (neuf ans). Aucune n'est « meilleure » : chacune sert un projet différent.
L'officine convient à qui aime le contact direct avec le patient, le conseil, la responsabilité d'une équipe ; c'est le chemin le plus court vers l'exercice. Elle séduit moins ceux qui rêvent de laboratoire. L'industrie s'adresse aux profils attirés par la recherche, la production, les affaires réglementaires ou la qualité, en entreprise. Selon l'INSEE, l'emploi de l'industrie pharmaceutique se maintient dans un secteur en profonde mutation : les métiers évoluent, le secteur ne disparaît pas. L'internat mène à la pharmacie hospitalière, à la biologie médicale ou à la recherche, au prix d'un concours et de trois années de plus.
Pour trancher, testez plutôt que d'imaginer. Quatre repères aident :
- le stage vécu : ce qui vous a donné envie de revenir le lendemain ;
- le rythme de travail que vous supportez sur la durée ;
- votre goût pour la sélection et les concours ;
- le témoignage d'étudiants de chaque filière, plus parlant qu'une brochure.
Ce que change l'internat pour le parcours
Choisir l'internat, c'est passer par un diplôme d'études spécialisées (DES), c'est-à-dire une spécialité : pharmacie hospitalière, biologie médicale ou innovation pharmaceutique et recherche, par exemple. L'affectation dépend du classement obtenu au concours, donc votre premier vœu n'est jamais garanti. Une année recherche est parfois possible en cours de route. Les conditions précises (nombre de postes, calendrier, modalités) changent régulièrement : demandez-les à votre faculté et consultez le site de l'Ordre des pharmaciens. Pour approfondir : Reprise d’études à 25 ans : aides, formats et démarches.
Quel bac et quel profil pour se lancer
Un bac général à dominante scientifique reste le point de départ le plus courant. En première, les sites de formation conseillent des spécialités scientifiques, notamment la physique-chimie et les SVT, souvent complétées par les mathématiques. La suite passe par un parcours d'accès santé, PASS ou L. AS.
Le bac ne fait pourtant pas tout. Ce qui compte au quotidien, c'est la régularité de travail : apprendre beaucoup, longtemps, sans temps mort. Un élève moyen en maths mais organisé s'en sort parfois mieux qu'un brillant qui procrastine.
Et à 40 ans ? La reconversion n'est pas interdite, mais vous entrerez par les mêmes voies d'accès que les lycéens, avec des règles qui changent selon les universités. Avant de démissionner ou de vous engager financièrement, interrogez la faculté ou le service de formation continue : eux seuls connaissent les conditions en vigueur, et l'écart entre un projet rêvé et un dossier recevable peut être grand.

Travailler dans la pharmacie sans passer par le doctorat
Devenir pharmacien sans diplôme est impossible : la profession est réglementée et le titre protégé. En revanche, on peut travailler en pharmacie sans être pharmacien. Le DEUST de préparateur ou technicien en pharmacie se prépare en Bac+2. Le préparateur exerce sous la responsabilité du pharmacien : il prépare et délivre des médicaments, gère les stocks et accompagne les patients au comptoir. Se présenter comme pharmacien sans en avoir le diplôme expose à des sanctions, alors que le métier de préparateur est reconnu et bien réel.
Le site de l'Ordre national des pharmaciens recense les grands champs d'exercice de la profession :
- l'officine, où l'on dispense et conseille ;
- la dispensation à domicile des gaz à usage médical ;
- l'industrie, du développement à la production ;
- la distribution en gros, côté logistique du médicament.
Pour les salaires et les conditions de travail, reportez-vous aux fiches métier officielles plutôt qu'aux chiffres relayés en ligne, souvent anciens.
Passerelles et évolution après le Bac+2
Le DEUST n'est pas forcément un point d'arrivée. Des poursuites d'études existent, mais leurs conditions (dossier, niveau, équivalences) dépendent des établissements et peuvent évoluer ; rien n'autorise à les promettre. Avant de vous décider, posez la question à l'université qui délivre le diplôme, consultez l'Onisep et sollicitez les organismes de formation. Demandez aussi des exemples de parcours réels : ils valent mieux qu'une promesse de brochure. Pour approfondir : Reprendre ses études demande un parcours choisi avant l’inscription.
Est-ce vraiment difficile, et ce qui change en 2026
Oui, ces études sont exigeantes : longues, denses en sciences, ponctuées de stages, avec une sélection à l'entrée. Aucun taux d'échec fiable ne peut être avancé ici, mais le vrai défi tient à la méthode et à la durée : tenir le rythme pendant des années plutôt que briller un semestre.
Le cadre bouge en 2026. Les textes de la réforme du 3e cycle court ont été publiés en janvier, ce qui touche directement l'organisation de la fin du cursus officine et industrie. Face à la pénurie de pharmaciens, le gouvernement a annoncé en mai un assouplissement des quotas de formation. Pour la rentrée 2026, les contrats d'engagement de service public (CESP), qui aident financièrement les étudiants en échange d'un engagement d'exercice, s'ouvrent aussi à la pharmacie.
Ces annonces changent la donne pour les futurs étudiants, mais leurs modalités précises se mesurent aux textes en vigueur. Vérifiez-les sur les sites officiels et auprès de la faculté visée avant tout choix, notamment sur les conditions de travail, à lire dans les fiches métier institutionnelles.
L'info clé d'abord
Avant de vous engager, comparez les trois voies à l'aune de votre rythme de vie, de votre goût pour la recherche et de votre tolérance à la durée des études. Consultez ensuite les sites de l'Onisep, de l'Ordre national des pharmaciens et de la faculté qui vous intéresse pour vérifier les modalités d'accès et les réformes en vigueur. Un échange avec un étudiant en 4e année vaut souvent plus qu'une brochure.
Tout ce qu'on vous demande
Quelles études faut-il faire pour travailler dans l'industrie pharmaceutique ?
La voie la plus directe est le diplôme d'État de docteur en pharmacie, avec la filière industrie en cycle court, soit six ans au total. Elle mène à la recherche, à la production ou aux affaires réglementaires. D'autres cursus scientifiques peuvent aussi y conduire : renseignez-vous auprès des universités.
Quelles études faut-il suivre pour devenir pharmacien ?
Il faut obtenir le diplôme d'État de docteur en pharmacie, préparé en UFR de sciences pharmaceutiques, entre Bac+6 et Bac+9 selon la filière. Le parcours débute par une première année d'accès santé (PASS ou L. AS), puis se poursuit en formation générale et approfondie.
Quel bac faut-il pour devenir pharmacien ?
Un bac général à profil scientifique est recommandé. En première, les spécialités physique-chimie et SVT sont conseillées par les sites de formation. L'accès se fait ensuite par un parcours d'accès santé, PASS ou L. AS, dont les modalités varient selon les universités.
Est-il difficile de devenir pharmacien ?
C'est exigeant : les études sont longues, denses en sciences et sélectives dès l'entrée, avec des stages tout au long du cursus. La réussite repose surtout sur la régularité et la méthode. Aucun chiffre unique ne résume la difficulté : elle dépend de l'université et du profil.
Comment devenir préparateur en pharmacie sans diplôme ?
Le métier de préparateur exige une formation : le DEUST de préparateur ou technicien en pharmacie, en Bac+2. On ne peut pas devenir pharmacien sans diplôme, le titre étant protégé. Renseignez-vous auprès des universités et des organismes de formation pour connaître les conditions d'accès et les parcours possibles.
Dernière actualisation : 25/09/2026




