La formation d’éducateur spécialisé prépare au diplôme d’État d’éducateur spécialisé, le DEES, un cursus de niveau bac+3 dans le travail social. Elle associe enseignements théoriques, périodes de formation pratique et évaluations, avec des modalités d’admission, d’alternance et de financement qui varient selon les établissements et les situations.
Trois années d’études, de longues périodes sur le terrain et un diplôme d’État encadrent l’accès au métier d’éducateur spécialisé. Ce parcours attire autant les lycéens que les adultes en reconversion, mais les démarches diffèrent selon le profil, le centre de formation et le projet professionnel. Avant de candidater, mieux vaut vérifier le contenu du DEES, les conditions d’admission, la place de l’alternance et les solutions de financement réellement accessibles. Pour approfondir : Comment se reconvertir : choisir un métier, se former et se lancer.
Diplôme d’État d’éducateur spécialisé : à quoi prépare le DEES ?
La formation d’éducateur spécialisé prépare au diplôme d’État d’éducateur spécialisé, ou DEES. Ce cursus de niveau bac+3 forme à accompagner des personnes, des familles et des groupes en difficulté vers davantage d’autonomie, de socialisation, d’insertion ou d’intégration. Le ministère chargé des Solidarités rattache cette profession à la définition du travail social figurant à l’article D. 142-1-1 du Code de l’action sociale et des familles. Le DEES est la certification qui atteste d’une formation ; le métier, lui, se construit ensuite dans un cadre d’emploi concret. Les interventions peuvent relever du handicap, de la protection de l’enfance, de l’inclusion, de l’insertion ou de l’accompagnement social. La fiche RNCP41747 permet de consulter le référentiel actualisé du diplôme. Pour approfondir : Devenir auxiliaire de puériculture avec une formation à distance.
Le métier : accompagner sans faire à la place
Au quotidien, l’éducateur spécialisé observe les besoins et les ressources d’une personne, puis participe à la construction d’un accompagnement adapté. Il peut proposer des activités éducatives, faciliter l’accès aux droits, soutenir les liens avec les proches ou encourager la participation à la vie sociale. Il travaille avec d’autres professionnels et rédige des écrits nécessaires au suivi. Son rôle n’est pas de décider à la place de la personne, mais de créer des conditions favorables à son évolution. Les missions changent sensiblement selon le public accueilli, le service et le projet de l’employeur.
Conditions d’accès et candidature à la formation d’éducateur spécialisé
Pour entrer en formation, il faut remplir les conditions d’admission applicables au DEES, auxquelles renvoie notamment l’article D. 613-40 du Code de l’éducation, puis respecter la procédure de l’organisme choisi. En formation initiale, de nombreuses candidatures passent par Parcoursup ; l’école publie toutefois ses propres attendus, pièces à fournir, calendrier et capacité d’accueil. La formation continue peut convenir à un salarié ou à une personne en reconversion. Pour une candidature sans baccalauréat, il ne faut pas présumer d’une dispense automatique : vérifiez votre éligibilité directement auprès du centre et explorez, si elles correspondent à votre situation, les solutions de remise à niveau ou de valorisation de l’expérience. Parcoursup, France Travail et les sites des centres sont de bons points de départ, mais ils ne remplacent pas la décision d’admission.
Alternance, reconversion et candidature à 40 ans
L’apprentissage peut être une voie d’accès au DEES lorsque l’établissement la propose et que le candidat trouve un employeur. Les modalités de contrat, de calendrier et d’accompagnement ne sont pas identiques d’une école à l’autre : demandez-les par écrit avant de vous engager. Une candidature à 40 ans ou dans le cadre d’une reconversion est possible : l’âge ne ferme pas l’accès au diplôme. Il reste essentiel d’évaluer la disponibilité nécessaire pour les cours, les périodes de terrain, le travail personnel et les ressources financières pendant le parcours. Pour approfondir : La formation en alternance reste accessible à l’âge adulte.
Formation DEES : durée, enseignements et formation pratique
Selon le ministère chargé des Solidarités, la formation au DEES se déroule sur six semestres et représente une amplitude de 3 242 heures, dont 1 925 heures de formation pratique. Ces repères montrent la place centrale du terrain : il faut anticiper les stages, les déplacements possibles et l’organisation personnelle qu’ils demandent. Les enseignements articulent connaissances du travail social, démarche éducative, analyse de situations, écrits professionnels et coopération avec les partenaires. Les évaluations reposent sur le cadre national, mais leur mise en œuvre pratique est précisée par chaque centre. L’arrêté du 6 octobre 2025 relatif au diplôme d’État d’éducateur spécialisé est un texte de référence à consulter avec la fiche RNCP41747 actualisée. Ne transposez pas à toutes les écoles un volume d’heures affiché sur la fiche d’un seul établissement.
Ce qu’il faut vérifier avant de choisir une école
Avant de déposer un dossier, contrôlez le statut de la formation, le calendrier, les conditions de stage, l’aide apportée à la recherche de terrains, l’accessibilité et les possibilités d’apprentissage. Demandez aussi comment sont présentées les évaluations et quels frais peuvent s’ajouter au coût annoncé. Les fiches de l’IRTS Parmentier, des CEMÉA Formation ou de Polaris Formation peuvent aider à comparer les informations disponibles. Elles restent des exemples : leurs partenariats, leur organisation et leurs modalités d’admission ne valent pas automatiquement pour tous les centres.

Où se former, combien coûte le DEES et comment financer son parcours ?
Des centres préparant au DEES existent dans de nombreuses régions. Pour repérer les options accessibles, cherchez par territoire sur France Travail, l’Onisep, les sites des écoles de travail social et les services locaux d’orientation. L’IRTS Parmentier, par exemple, présente des parcours à Paris et à Melun ; ce n’est ni une recommandation ni une indication sur l’ensemble de l’offre. Certains établissements annoncent aussi des partenariats universitaires, comme une double diplomation avec l’Université Paris Nanterre : cette possibilité doit être vérifiée pour le parcours visé. Aucun prix national unique ne peut être donné. Demandez à chaque école un coût total écrit, incluant les frais annexes éventuels, puis renseignez-vous sur les aides régionales, France Travail, l’employeur ou les organismes compétents selon votre statut.
Après le diplôme : exercer comme éducateur spécialisé
Après le DEES, l’éducateur spécialisé peut travailler dans des établissements et services du handicap, de la protection de l’enfance, de l’insertion, de l’accompagnement des adultes ou de l’action sociale. Le diplôme ouvre donc plusieurs voies, mais le poste occupé détermine largement le quotidien : public accompagné, travail en équipe, autonomie, déplacements et écrits professionnels. Certains services impliquent des horaires décalés ou une continuité d’accompagnement ; d’autres suivent des rythmes plus réguliers. Il n’existe pas de salaire unique à publier : la rémunération dépend notamment du statut public ou privé, de la convention collective, du contrat, du temps de travail et de l’ancienneté. Les médias spécialisés, dont Le Media Social et la Banque des Territoires, évoquent régulièrement les enjeux de recrutement et de reconnaissance du travail social ; ils éclairent le contexte sans résumer chaque situation d’emploi.
Une décision à tester avant de s’engager
Avant de choisir cette voie, rencontrez une école lors d’une journée portes ouvertes et échangez, si possible, avec un éducateur spécialisé en exercice. Cela aide à confronter son projet à la réalité du travail collectif, des stages, des écrits professionnels et de la relation avec les personnes accompagnées. Un intérêt sincère pour l’aide aux autres est une base utile, mais il ne dispense pas d’examiner ses contraintes personnelles, familiales, financières et de mobilité. Préparez vos questions avant chaque rendez-vous pour comparer les réponses des établissements.
L'essentiel à retenir
Comment financer une formation d’éducateur spécialisé ?
Commencez par identifier votre statut : étudiant, salarié, demandeur d’emploi ou apprenti. Demandez ensuite à l’école un devis complet et renseignez-vous auprès de la région, de France Travail, de votre employeur et des organismes compétents. Les aides et prises en charge dépendent de votre situation et du parcours choisi.
Où suivre une formation d’éducateur spécialisé ?
Recherchez les centres préparant au DEES dans votre région sur France Travail, l’Onisep et les sites des écoles de travail social. Comparez ensuite le calendrier, les stages, l’accessibilité, l’apprentissage et les frais. Certaines écoles proposent plusieurs sites, comme l’IRTS Parmentier à Paris et Melun.
Quel est le prix d’une formation d’éducateur spécialisé ?
Il n’existe pas de tarif national unique à communiquer pour le DEES. Le coût varie selon l’établissement, la région et votre statut. Demandez un document écrit précisant les droits de formation, les frais annexes, les dépenses liées aux stages et les éventuelles possibilités de prise en charge.
Quelles études faut-il suivre pour devenir éducateur spécialisé ?
La voie de référence est la préparation du diplôme d’État d’éducateur spécialisé. Selon le ministère chargé des Solidarités, elle se déroule sur six semestres et totalise 3 242 heures, dont 1 925 heures de formation pratique. Les conditions d’admission et la candidature sont à vérifier auprès de chaque centre.
Comment devenir éducateur spécialisé en alternance ?
Vérifiez d’abord que l’école visée propose le DEES par apprentissage. Il faut ensuite respecter sa procédure de candidature et trouver un employeur susceptible de signer un contrat adapté. Interrogez le centre sur le rythme entre cours et terrain, l’accompagnement dans la recherche d’employeur et les conditions de rémunération.
Peut-on devenir éducateur spécialisé dans le cadre d’une reconversion ou à 40 ans ?
Oui, l’âge n’interdit pas l’accès à la formation au DEES. Une reconversion demande toutefois une préparation réaliste : disponibilité pour les cours et les stages, organisation familiale, mobilité et budget. France Travail, l’école et, selon votre situation, votre employeur peuvent vous aider à clarifier les possibilités de financement. Pour approfondir : Quelle formation adulte choisir pour une reconversion réaliste ?.
Pour avancer, commencez par comparer les centres de formation de votre région, leurs calendriers d’admission et leurs modalités d’alternance. Préparez aussi un projet motivé, nourri d’échanges avec des professionnels ou d’une première expérience auprès des publics accompagnés. Cette vérification évite de confondre cadre national du diplôme et règles propres à chaque établissement.




