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Face au décrochage scolaire, que faire pour aider un jeune ?

Le décrochage scolaire est un éloignement durable de l’école ou de la formation, qui peut aller d’absences répétées à l’arrêt des études. Il faut ouvrir le dialogue, alerter rapidement l’établissement et solliciter les dispositifs d’accompagnement adaptés à l’âge, à la situation

Face au décrochage scolaire, que faire pour aider un jeune ?

Le décrochage scolaire est un éloignement durable de l’école ou de la formation, qui peut aller d’absences répétées à l’arrêt des études. Il faut ouvrir le dialogue, alerter rapidement l’établissement et solliciter les dispositifs d’accompagnement adaptés à l’âge, à la situation et au territoire du jeune.

Quand un adolescent accumule les retards, refuse de partir le matin ou s’isole, attendre les prochaines vacances peut aggraver la rupture. Derrière ce changement se mêlent parfois fatigue, harcèlement, difficultés d’apprentissage, anxiété ou orientation mal vécue. Parents et proches n’ont pas à trouver seuls la cause ni la solution. Une écoute calme, des échanges avec l’équipe éducative et des étapes adaptées à l’âge du jeune permettent souvent de rétablir un lien avant que la situation ne se fige.

Décrochage scolaire : de quoi parle-t-on et quels signaux repérer ?

Le décrochage scolaire correspond à un éloignement durable de l’école ou d’une formation, qui peut aller jusqu’à une sortie sans solution immédiate. Il se distingue d’une difficulté ponctuelle ou d’une absence isolée : la rupture s’installe souvent progressivement. Parmi les signaux possibles figurent des absences répétées, l’évitement des cours, une fatigue marquée, une anxiété liée à l’école, des conflits récurrents, une baisse des résultats ou un isolement. Ces symptômes du décrochage scolaire ne permettent pas, à eux seuls, d’expliquer la situation. Santé, harcèlement, difficultés d’apprentissage, contexte familial ou orientation subie peuvent se cumuler. Via Compétences rappelle que le raccrochage scolaire consiste à reconstruire un parcours de formation : il commence par une écoute individualisée, sans réduire le jeune à son absentéisme.

Que faire dès les premiers signes de décrochage scolaire ?

Agir vite ne signifie pas faire pression : l’objectif est de comprendre ce qui bloque et de préserver le lien avec le jeune comme avec l’établissement.

  1. Ouvrez le dialogue dans un moment calme, en écoutant sans minimiser ce qu’il ressent.
  2. Notez les faits utiles : absences, difficultés rencontrées, changements récents et événements scolaires.
  3. Demandez un rendez-vous au professeur principal, au conseiller principal d’éducation ou à la direction.
  4. Sollicitez les soutiens adaptés : aide pédagogique, accompagnement éducatif, réflexion sur l’orientation ou suivi par l’équipe.
  5. Convenez d’actions réalistes et d’une date de réévaluation avec les interlocuteurs concernés.

Le psychologue de l’Éducation nationale, l’infirmier scolaire et l’assistant de service social peuvent aussi être mobilisés selon les besoins. Le GPDS peut examiner les situations de risque au sein de l’établissement. En cas de harcèlement, de souffrance psychologique ou de danger, il faut en parler sans attendre à des professionnels compétents.

WEBINAR : Le décrochage scolaire : quels enjeux après la crise sanitaire ? — Via Compétences
1
Écouter le jeune sans jugement
2
Repérer les difficultés et les absences
3
Contacter rapidement l’établissement
4
Définir des mesures concrètes avec l’équipe
5
Fixer un point de suivi et ajuster la solution
Cinq étapes pour agir face aux premiers signes de décrochage scolaire

Quel accompagnement l’établissement peut-il mettre en place avant 16 ans ?

La scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans. Cette règle est notamment rappelée par Service-Public.fr, dans une fiche vérifiée le 05 décembre 2025, et s’appuie sur le Code de l’éducation, articles L122-1-1 à L122-7. L’établissement doit donc rechercher avec la famille un parcours qui maintienne ou rétablisse la formation.

Besoin observéInterlocuteurRéponse envisageablePoint de vigilance
Absences et démobilisationProfesseur principal, CPE, GPDSSuivi éducatif et plan d’actionsAssocier le jeune aux décisions
Difficultés dans les apprentissagesÉquipe pédagogiqueSoutien, dont Devoirs faits si pertinentVérifier les modalités locales
Parcours inadaptéDirection, psychologue de l’Éducation nationaleOrientation préparée ou parcours aménagéÉviter une décision précipitée
Rupture en coursMLDSRemobilisation et recherche de solutionConfirmer l’offre du territoire

La Mission de lutte contre le décrochage scolaire et le Groupe de prévention du décrochage scolaire sont des ressources de l’Éducation nationale. Il n’existe pas de montant ni d’horaires identiques partout : l’organisation des accompagnements se confirme auprès de l’établissement.

Après 16 ans : quelles solutions pour reprendre une formation ?

Après 16 ans : quelles solutions pour reprendre une formation ?

Après 16 ans, reprendre des études après un décrochage peut passer par plusieurs portes d’entrée. La MLDS peut aider à élaborer une solution avec le jeune. Les micro-lycées et structures de retour à l’école proposent, là où ils existent, un cadre adapté à une reprise de parcours. Les réseaux FOQUALE participent également aux solutions proposées aux jeunes décrocheurs, selon le ministère de l’Éducation nationale.

La Mission locale peut accompagner un projet de formation, d’orientation, de découverte des métiers ou d’insertion. Les Écoles de la deuxième chance constituent une autre piste : l’Onisep indique qu’elles s’adressent notamment à des jeunes sortis du système scolaire depuis plusieurs mois ; les conditions d’accueil sont à vérifier directement auprès de la structure locale. Alternance et remobilisation peuvent être discutées, sans être des réponses automatiques.

Les dispositifs régionaux « Nouvelles Chances » varient selon les territoires. Le livret de Bourgogne-Franche-Comté est un exemple de ressource régionale, non un modèle national. L’accompagnement public est en principe gratuit ; rémunération, aide au transport et horaires dépendent ensuite du dispositif retenu et du lieu de résidence.

Qui contacter en cas de décrochage scolaire et comment préparer le rendez-vous ?

Pour un jeune encore inscrit, contactez d’abord le professeur principal, le CPE, la direction ou le psychologue de l’Éducation nationale. Si les absences s’installent, demandez que l’équipe éducative examine la situation et indique les relais possibles, notamment la MLDS. Lorsqu’un jeune est déjà sorti du système scolaire, la Mission locale, un Centre d’information et d’orientation ou un Point Information Jeunesse peuvent orienter vers une solution proche. Service-Public.fr propose aussi une recherche locale d’interlocuteurs pour agir tôt.

Pour le rendez-vous, rassemblez les éléments concrets : relevés ou messages de l’établissement, absences, documents scolaires disponibles et besoins exprimés par le jeune. Préparez des questions simples : quelles solutions existent ici, qui assure le suivi, quelle place pour le jeune dans le choix ? Ne le réduisez pas à son absentéisme : un raccrochage se construit parfois par étapes. Recherchez les coordonnées actualisées sur les sites officiels.

Réponses express

Un adolescent de moins de 16 ans peut-il arrêter l’école ? — Non, la scolarité reste obligatoire jusqu’à 16 ans. En cas de rupture, la famille doit reprendre contact avec l’établissement et les services compétents afin de construire une solution adaptée.
Quelle différence y a-t-il entre absentéisme et décrochage scolaire ? — L’absentéisme désigne des absences répétées ; le décrochage correspond à un éloignement plus durable de la scolarité ou de la formation. Des absences fréquentes peuvent toutefois en être un signal précoce.
La Mission locale peut-elle aider un jeune qui a quitté le lycée ? — Oui, la Mission locale accompagne les jeunes dans leur insertion, leur orientation et leurs démarches. Elle peut orienter vers une formation, un dispositif de remobilisation ou un partenaire local.
Un micro-lycée est-il réservé aux élèves en grande difficulté ? — Un micro-lycée est une solution de retour à la formation pour des jeunes ayant interrompu leur parcours. Les critères d’admission, les niveaux proposés et les places varient selon les académies.

Questions pratiques

Que faire à 15 ans lorsqu’on ne va plus à l’école ?

À 15 ans, la scolarité reste obligatoire jusqu’à 16 ans, selon Service-Public.fr. Contactez sans attendre l’établissement, le CPE ou la direction pour demander un rendez-vous. La famille peut aussi solliciter le psychologue de l’Éducation nationale, le GPDS ou la MLDS afin de reconstruire une solution adaptée.

Quelle est la définition du décrochage scolaire ?

Le décrochage scolaire désigne un éloignement durable de l’école ou de la formation, parfois après une période d’absences et de démotivation. Ce n’est pas un simple manque de volonté. Il faut chercher ce qui rend la présence ou les apprentissages difficiles, avec le jeune et les professionnels compétents.

Comment remédier au décrochage scolaire ?

Commencez par écouter le jeune, puis demandez rapidement un échange avec l’établissement. L’équipe peut proposer un suivi éducatif, un soutien pédagogique, une réflexion sur l’orientation ou une saisine du GPDS. Si la rupture est déjà engagée, la MLDS ou la Mission locale peuvent aider à envisager la suite.

Comment aider un jeune en décrochage scolaire ?

Évitez les reproches et partez de faits concrets : ce qui est devenu difficile, ce que le jeune redoute et ce qu’il accepterait d’essayer. Maintenez le contact avec l’école, même en cas d’absences. Demandez qu’un adulte référent coordonne les échanges et les actions décidées.

Quelles sont les raisons du décrochage scolaire ?

Les causes peuvent être multiples et se combiner : difficultés d’apprentissage, harcèlement, problèmes de santé, anxiété, situation familiale compliquée, conflits ou orientation peu choisie. Il ne faut pas tirer de conclusion hâtive. Un échange confidentiel avec le jeune et les professionnels aide à identifier les besoins réels.

Qui contacter en cas de décrochage scolaire ?

Le professeur principal, le CPE ou la direction sont souvent les premiers interlocuteurs. Le psychologue de l’Éducation nationale, l’infirmier scolaire et l’assistant de service social peuvent compléter l’accompagnement. Après une sortie de l’école, contactez la MLDS, une Mission locale, un CIO ou un Point Information Jeunesse.

Ne restez pas seul face aux absences ou au refus d’école. Notez les faits, choisissez un adulte de confiance pour parler avec le jeune et demandez un rendez-vous à l’établissement. Si la rupture est déjà installée, recherchez une solution de raccrochage correspondant à son âge et à son projet. Chaque petit contact renoué avec l’école ou une formation compte.

Révisé en juillet 2026

Portrait de Nadir Rouxel
La signature

Nadir Rouxel

Nadir Rouxel traite les choix scolaires, les transitions et la préparation des échanges d’orientation.

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